Charges de micro-entreprise : ce qu’elles couvrent, quand elles se paient, comment elles se calculent
En micro-entreprise, « les charges » désignent un seul prélèvement social, mensuel ou trimestriel au choix, calculé en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé — jamais du bénéfice — et qui regroupe maladie, retraite de base, retraite complémentaire, allocations familiales, CSG-CRDS, plus la contribution à la formation professionnelle (CFP) prélevée au même rythme (URSSAF, autoentrepreneur.urssaf.fr, relevé le 31/08/2026). Le taux exact dépend de la catégorie d’activité déclarée : il n’est pas unique, et le taux applicable aux activités libérales (BNC) est celui qui a le plus bougé récemment.
Micro-entreprise : un régime, pas un statut
La micro-entreprise est un régime fiscal et social simplifié appliqué à une entreprise individuelle — ce n’est pas une forme juridique distincte (entreprendre.service-public.gouv.fr, relevé le 31/08/2026).

Pourquoi les « charges » sont un pourcentage du chiffre d’affaires, pas de la marge
Le calcul ne déduit aucune charge réelle (achats, loyer, matériel) : la base de calcul est le chiffre d’affaires encaissé sur la période, quel que soit le niveau des dépenses professionnelles engagées par ailleurs (URSSAF, relevé le 31/08/2026). C’est la contrepartie de la simplicité du régime : pas de comptabilité de charges à tenir, mais pas de déduction non plus.
Ce que le mot « charges » regroupe réellement
Le prélèvement social couvre l’assurance maladie, la retraite de base, la retraite complémentaire, les allocations familiales et la CSG-CRDS. La contribution à la formation professionnelle (CFP) s’y ajoute, prélevée au même rythme mais à un taux distinct (même source, relevé le 31/08/2026). L’impôt sur le revenu, lui, est en principe séparé — sauf option pour le versement libératoire, détaillée plus bas.
Les trois taux de cotisations, selon l’activité déclarée
Le taux de cotisation n’est pas le même pour tout le monde : il dépend de la catégorie d’activité déclarée à la création (URSSAF, relevé le 31/08/2026).
- Vente de marchandises, restauration, hébergement (BIC vente) : un taux propre à cette catégorie.
- Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC services) : un taux distinct du précédent.
- Activités et prestations libérales (BNC) : le taux qui a été relevé par étapes depuis 2024, dans une logique d’alignement des droits sociaux — c’est le plus mouvant des trois (urssaf.fr, page « Évolution des taux de cotisations sociales des auto-entrepreneurs », relevé le 31/08/2026).
Aucune de ces trois valeurs n’est chiffrée ici volontairement : elles évoluent et doivent être lues directement sur la page officielle au moment où vous en avez besoin, jamais recopiées d’un comparateur privé.
Table almanach — taux et seuils, à relever au jour de la lecture
Ces cases sont volontairement vides : le taux BNC est relevé par étapes depuis 2024 et les seuils de chiffre d’affaires et de TVA sont un terrain modifié et reporté plusieurs fois en 2025-2026. Une valeur figée aujourd’hui serait fausse demain. La bonne pratique : ouvrir la page officielle URSSAF ou le BOFiP le jour où vous en avez besoin, jamais un chiffre vu sur un blog ou un comparateur.
La contribution à la formation professionnelle (CFP)
La CFP est prélevée au même rythme que les cotisations sociales, mais à un taux qui lui est propre selon l’activité déclarée. Elle finance le droit à la formation du micro-entrepreneur (URSSAF, relevé le 31/08/2026).
Pourquoi la CFE n’est pas une « charge » URSSAF
La CFE est un impôt local dû annuellement par toute entreprise, y compris les micro-entreprises — elle est distincte des cotisations sociales et se paie une fois par an, pas à chaque déclaration de chiffre d’affaires (impots.gouv.fr, relevé le 31/08/2026).
L’exonération de la première année d’activité
Une exonération existe l’année de création dans certaines conditions. Ses modalités précises (durée exacte, conditions, articles du CGI applicables) n’ont pas pu être confirmées en source primaire à ce stade : à vérifier directement sur impots.gouv.fr ou le BOFiP avant de s’y fier pour une situation réelle.
Ce que ça change
Avec cette option, l’impôt sur le revenu se paie en même temps que les cotisations sociales, au même rythme, plutôt que dans le cadre du prélèvement à la source classique.
La condition qui ouvre ou ferme cette option
L’accès à cette option dépend d’une condition de revenu fiscal de référence du foyer. Cette page ne détaille pas le seuil exact ni ne recommande l’option : le seuil de revenu fiscal de référence applicable n’a pas été vérifié en source primaire pour cette page, et le choix de l’option dépend de la situation fiscale de chaque foyer — un choix qui relève d’un professionnel, pas d’un conseil générique.
La franchise en base de TVA
Le régime micro s’accompagne d’une franchise en base de TVA tant que des seuils de TVA ne sont pas franchis. Ces seuils sont distincts des seuils de chiffre d’affaires qui définissent le régime micro lui-même : ce sont deux jeux de seuils différents, à ne jamais confondre. Les valeurs exactes ne sont pas confirmées en source primaire dans cette page (voir le bloc ci-dessous) — elles se lisent sur le BOFiP, art. 293 B du CGI.
Le monopole du chiffre
Établir les comptes d’un tiers est un acte réservé à l’expert-comptable (ordonnance n°45-2138 du 19 septembre 1945, art. 2). Cette page explique le mécanisme des charges de micro-entreprise ; elle ne calcule pas votre charge personnelle. Pour un chiffrage qui engage votre trésorerie, le bon interlocuteur est un expert-comptable.
Questions fréquentes
Les charges de micro-entreprise se calculent-elles sur le bénéfice ? Non. Elles se calculent en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, sans déduction des charges réelles (URSSAF, relevé le 31/08/2026).
La CFE fait-elle partie des charges à déclarer avec le chiffre d’affaires ? Non. La CFE est un impôt local annuel, distinct des cotisations sociales URSSAF qui se paient chaque mois ou trimestre (impots.gouv.fr, relevé le 31/08/2026).
Qui immatricule une micro-entreprise aujourd’hui ? Depuis le 1er janvier 2023, toute formalité de création, modification ou cessation passe par le guichet unique de l’INPI ; les anciens CFE (CCI, CMA, URSSAF) n’ont plus cette compétence (formalites.entreprises.gouv.fr, relevé le 31/08/2026).
Un micro-entrepreneur qui gère aussi un besoin de financement, par exemple un rachat de crédit, retrouve les mêmes réflexes de calendrier légal et de coût sourcé. Pour la taxe foncière, un autre prélèvement local à ne pas confondre avec la CFE, voir le calcul de la taxe foncière.
Sources
Les chiffres et les règles cités sur cette page viennent des textes officiels suivants, consultés à la date indiquée.
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