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Congé paternité 2026 : durée, jours et démarches
L'essentiel en 3 lignes
25 jours de congé paternité (32 pour des jumeaux), 4 jours obligatoires, 21 fractionnables sous 6 mois : durée exacte, délai de prévenance, indemnités journalières et le nouveau congé supplémentaire de naissance.
Un enfant arrive, et avec lui une question très concrète : combien de jours pouvez-vous vraiment prendre, et comment prévenir votre employeur sans vous tromper dans les délais ? Entre le congé de naissance, le congé paternité et un tout nouveau congé supplémentaire, les règles ont changé plusieurs fois ces dernières années.
Cette page fait le point sur la durée exacte du congé paternité et d’accueil de l’enfant, sur la façon dont il se découpe, sur les démarches à faire auprès de votre employeur et de l’Assurance Maladie, et sur ce que vous touchez pendant cette période. Elle distingue aussi ce congé du congé parental d’éducation, souvent confondu avec lui.
Combien de jours, et pour qui
Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant dure 25 jours calendaires pour une naissance simple, portés à 32 jours en cas de naissances multiples. Il s’ajoute au congé de naissance de 3 jours ouvrables, pris en charge par l’employeur, ce qui porte le total à 28 jours (ou 35 jours pour des jumeaux ou plus) en comptant les deux congés.
Il est ouvert au père de l’enfant, mais aussi au conjoint, concubin ou partenaire de Pacs de la mère, quel que soit son sexe, dès lors qu’il vit avec elle. Aucune condition d’ancienneté n’est exigée dans l’entreprise pour en bénéficier : un salarié récemment embauché y a droit comme les autres.
Comment ce congé se découpe
Le congé de naissance de 3 jours est pris immédiatement après la naissance, en général avec le congé paternité qui lui est accolé. Sur les 25 jours de congé paternité, 4 jours sont obligatoires et doivent suivre directement le congé de naissance : l’employeur ne peut pas s’y opposer et le salarié ne peut pas y renoncer.
Les 21 jours restants (28 en cas de naissances multiples) sont facultatifs. Ils peuvent être pris en une seule fois ou fractionnés en 2 périodes d’au moins 5 jours chacune, et doivent être posés dans les 6 mois suivant la naissance de l’enfant. Passé ce délai, ce reliquat de congé est perdu.

Les démarches : ce qu’il faut faire, et quand
Le salarié doit informer son employeur du ou des dates de début de congé au moins 1 mois à l’avance, en précisant s’il sera pris en une ou deux fois. Cette information peut se faire par tout moyen, mais un écrit (lettre remise en main propre, email ou courrier recommandé) permet de garder une preuve de la date de prévenance.
Pour être indemnisé, il faut ensuite transmettre à l’Assurance Maladie une attestation de salaire remplie par l’employeur, ainsi qu’une copie de l’acte de naissance ou du livret de famille. Ces démarches se font le plus souvent directement par l’employeur via la déclaration sociale nominative, ce qui simplifie les choses pour le salarié.
Ce que vous touchez pendant le congé
Le congé de naissance de 3 jours est payé normalement par l’employeur, comme un jour de travail classique. Le congé paternité, lui, est indemnisé par l’Assurance Maladie sous forme d’indemnités journalières, calculées à partir du salaire journalier de base des 3 derniers mois, avec un plafond de 104,02 € par jour et un plancher de 11,12 € par jour au 28/09/2026, versées tous les 14 jours (Service-Public.gouv.fr, fiche vérifiée le 01/06/2026).
Ce montant ne correspond pas toujours à un maintien intégral du salaire : selon la convention collective de l’entreprise, un complément employeur peut venir compléter les indemnités journalières jusqu’au salaire net habituel. Ce point se vérifie dans la convention collective ou auprès du service RH, il ne relève pas d’une règle nationale unique.
Le congé supplémentaire de naissance, un nouveau droit depuis juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, un congé distinct s’ajoute : le congé supplémentaire de naissance, ouvert à chaque parent pour un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier 2026. Il dure 1 ou 2 mois par parent, peut être fractionné en 2 périodes d’un mois, et se prend dans les 9 mois suivant la naissance (jusqu’au 31 mars 2027 pour les naissances survenues entre janvier et juin 2026).
Il est indemnisé par la Sécurité sociale à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite d’un plafond (solidarites.gouv.fr, mise à jour du 03/07/2026). Il ne se cumule pas avec les indemnités journalières maladie, l’allocation de retour à l’emploi ou le complément de mode de garde pour le même enfant. L’employeur doit être prévenu 1 mois avant, ou 15 jours seulement si ce congé suit directement le congé paternité.
Ce que ce congé ne change pas
Le congé paternité ne doit pas être confondu avec le congé parental d’éducation, qui est un droit distinct : il permet de suspendre ou réduire son activité jusqu’aux 3 ans de l’enfant, mais il n’est pas rémunéré par l’employeur et n’ouvre droit qu’à la PreParE de la CAF, sous conditions, pas aux indemnités journalières du congé paternité.
Ce congé n’ouvre pas non plus automatiquement droit aux allocations familiales, qui dépendent du nombre d’enfants à charge et non de la prise d’un congé. Pensez aussi, en amont, à anticiper le mode de garde qui suivra la reprise du travail : le coût d’une garde à domicile ou chez une assistante maternelle varie fortement selon la formule choisie.
Questions fréquentes
Un salarié en CDD a-t-il droit au congé paternité ?
Oui, le congé paternité et d’accueil de l’enfant est ouvert à tout salarié, quel que soit son contrat (CDI, CDD, intérim), sans condition d’ancienneté. Les conditions d’indemnisation par l’Assurance Maladie restent celles applicables à tout salarié affilié.
Peut-on prendre le congé paternité plus de 6 mois après la naissance ?
Non, en dehors de situations particulières (hospitalisation de l’enfant notamment), les 21 jours optionnels doivent être pris dans les 6 mois suivant la naissance, sous peine d’être définitivement perdus.
Le congé paternité peut-il être refusé par l’employeur ?
Non, dès lors que le salarié respecte le délai de prévenance d’un mois, l’employeur ne peut ni refuser le congé, ni le reporter à sa convenance.
Le congé supplémentaire de naissance remplace-t-il le congé paternité ?
Non, ce sont deux congés distincts qui peuvent se cumuler : le congé paternité (25 jours + 3 jours de naissance) et le congé supplémentaire de naissance (1 à 2 mois), chacun avec ses propres règles de prise et d’indemnisation.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé en même temps ?
Le congé paternité du second parent peut être pris en même temps que la fin du congé maternité, ou décalé dans les 6 mois. Pour le congé supplémentaire de naissance, chaque parent dispose de son propre droit, qu’il peut poser indépendamment de l’autre.
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